Fournir une aide soutenue et permanente pour l;instauration et le maintien


11.2     Fournir une aide soutenue et permanente pour l’instauration et le maintien

Il faudra se pencher sur la diminution du niveau d’aide apporté par les deux systèmes, si on veut maintenir les programmes d’éducation sexuelle, les services de santé sexuelle offerts aux jeunes, le soutien social approprié ainsi qu’un climat sain empreint de sécurité en milieu scolaire.

L’orientation suggérée comprend quatre volets : 1) faire mieux connaître le matériel didactique de bonne qualité au personnel enseignant ainsi que lui en faciliter l’accès, 2) engager plus systématiquement les parents dans le processus d’éducation sexuelle, 3) faire participer la jeunesse aux activités de promotion de la santé sexuelle puis 4) coopérer davantage avec les groupes et les ressources communautaires.

Faciliter l’accès au matériel pédagogique pour le personnel enseignant

Nous avons remarqué que le personnel enseignant ne connaît pas et n’utilise pas le matériel didactique disponible sur certains sujets, et que l’achat de licences d’utilisation sur site et de matériel électronique n’est pas monnaie courante. Nous avons également noté la réduction du niveau d’aide fournie aux enseignantes et enseignants par les conseillers en éducation pour la santé dans les ministères et les arrondissements scolaires. Le personnel enseignant n’a pas le temps d’effectuer les recherches nécessaires sur le matériel de qualité ni de l’évaluer et de le cataloguer.

Nous recommandons de cataloguer (et de numériser) le matériel didactique, les plans de leçon et les activités pédagogiques de qualité en fonction de l’âge et du niveau scolaire des élèves et des résultats d’apprentissage. Nous suggérons par ailleurs d’afficher le catalogue dans Internet afin d’en faciliter l’accès pour le personnel enseignant ainsi que d’en faire la publicité auprès des enseignantes et enseignants.

Engager plus systématiquement les parents dans les processus d’enseignement et d’apprentissage

Nous avons observé que les parents n’interviennent pas souvent pour ce qui est des programmes d’éducation sexuelle et qu’ils ne les connaissent pas. Le personnel enseignant ne possède aucune expérience quant aux activités à la maison. En outre, les établissements et les arrondissements scolaires ne traitent habituellement pas du programme d’éducation sexuelle au moment d’expliquer les programmes scolaires.

Nous recommandons d’identifier toute la gamme des ressources pédagogiques de grande qualité ou d’en élaborer d’autres à l’intention des parents, de manière à aider ceux-ci à aborder avec leurs enfants les questions de sexualité, de santé sexuelle ainsi qu’à comprendre les divers éléments caractérisant un bon programme d’éducation sexuelle. Nous suggérons par ailleurs de disséminer ce matériel aux écoles et aux parents.

Faire participer la jeunesse à la promotion de la santé sexuelle

On a souvent recours en milieu scolaire aux programmes d’enseignement mutuel et d’entraide étudiant. On peut également tirer parti des possibilités autres, comme les programmes de services communautaires axés sur le programme d’études, en vue de faire contribuer les élèves à la promotion de leur propre santé sexuelle. Nous avons toutefois noté que les systèmes scolaire et de santé publique n’encouragent pas ce genre de stratégie en ce qui concerne la santé sexuelle. Nous savons qu’on commence à mettre sur pied, à l’intention de la jeunesse, des programmes communautaires sur le VIH, mais on semble avoir des difficultés à faire entrer en jeu les écoles.

Nous recommandons qu’on se serve des programmes d’enseignement mutuel, d’entraide étudiant et de services communautaires axés sur le programme d’études pour faire intervenir les élèves dans la promotion de la santé sexuelle et la prévention du VIH et des MTS.

 Coopérer davantage avec les groupes communautaires

Nous avons remarqué que le milieu scolaire demande rarement aux groupes œuvrant dans le domaine du sida et de la sexualité de venir traiter du VIH, des MTS et de la sexualité en salle de classe ou de donner de la formation en cours d’emploi au personnel enseignant. Il ne leur demande pas souvent non plus leur avis concernant les campagnes de marketing social ni de collaborer étroitement avec les infirmières et infirmiers de santé publique. Le secteur de la santé publique ne fait pas entrer en scène le milieu des affaires quand vient le temps d’organiser les campagnes de sensibilisation. Il y aurait par surcroît lieu de renforcer le rôle, l’appui et la formation des spécialistes de santé publique afin de permettre à ceux-ci d’entretenir les liens nécessaires entre les organismes communautaires et les écoles.

Nous recommandons de faire un plus grand usage, officiellement ou officieusement, des ressources communautaires disponibles pour les cours d’éducation sexuelle, les campagnes de marketing social et toute autre activité de promotion de la santé sexuelle.

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